Une délégation dépose la pétition au bureau de Michael Fortier
Une délégation représentant les 4 000 signataires réclamant le parachèvement de la piste cyclable du pont Jacques Cartier, s’est présentée samedi dernier au local électoral du sénateur Fortier qui agit au sein du cabinet Harper, à titre de responsable de la région du grand Montréal.
Le rendez-vous avait été convenu la veille. À notre arrivée, M. Fortier brillait par son absence. Néanmoins, monsieur Gérald Lefebvre, responsable des communications de M. Fortier, nous offrit de le rencontrer. Après avoir manifesté notre déception, voici le message que nous avons livré :
1. L’obstacle à la résolution du problème n’est pas financier. Aux dires même de la PDG de la Société des ponts Fédéraux, il n’en coûterait que 250 000 $ pour rendre le tronçon longueuillois sécuritaire. Si elle ne dispose pas des crédits budgétaires, elle n’a qu’à présenter un projet dans le cadre du programme des infrastructures dont le ministre des Transports du Canada a tant vanté les mérites durant la campagne électorale.
2. Il n’y a pas d’obstacle juridique ni de problème d’expropriation. La Société des ponts étant propriétaire du terrain et la ville de Longueuil ayant déjà manifesté son intérêt à s’impliquer dans les meilleurs délais pour la réfection de ce tronçon.
3. Le nœud du problème est donc politique. Le ministre Cannon se cache derrière la Société des ponts Fédéraux et celle-ci ne retourne même plus ses appels lorsqu’on demande à rencontrer la PDG.
4. Nous attendons du ministre responsable de la région de Montréal qu’il invite son collègue du ministère des Transports à demander à la Société des ponts Fédéraux de se mettre en mode résolution de problème. Nous avons réussi à démontrer à M. Lefebvre que ce tronçon est un véritable danger public et qu’il serait beaucoup plus sage de régler le problème à la source plutôt que d’attendre des poursuites en responsabilités civiles de plusieurs millions.
En conclusion, M. Lefebvre nous a assurés qu’il fera un suivi particulier de cet enjeu auprès de M. Fortier et des autres instances concernées.